Laboratoire de Géographie Physique et Environnementale


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Nathalie BERNARDIE-TAHIR

Professeur de Géographie - Université Limoges

Capital environnemental

Contact : nathalie.bernardie-tahir@unilim.fr

Tél : 0608342747
Fax : +33 5 55 43 56 03
Bureau : A-06


Projets et Programmes de recherche

– Coordinatrice du programme de recherche ENVId’îles (Environnement et néo-arrivants dans les îles polynésiennes). Programme financé par la Fondation de France (2017-2020).
– Participation au Projet ID-Iles2, Initiatives et développement dans les îles, soutenu par la Fondation de France, 2014-2017. Responsable de l’axe 5 : « Stratégies entrepreneuriales dans les dynamiques territoriales insulaires de l’Outre-Mer ».
– Initiatrice et coordinatrice d’un projet de recherche international sur les Migrations Irrégulières dans les Iles et Archipels De l’Europe (MIRIADE). 2009-2012
– Initiatrice et coordinatrice d’un programme de recherche international sur l’archipel de Zanzibar (2002-2007), dans le cadre de l’UMR ADES-Dymset et de l’UMR GEOLAB, en partenariat avec l’IFRA (Institut de Recherche sur l’Afrique de l’Est).


Responsabilités administratives :

Activités internationales / International activities

– Présidente du Conseil d’administration de l’Université des Mascareignes (Maurice)
– Membre du Conseil Scientifique de l’AUF (Agence Universitaire de la Francophonie) depuis 2017
– Fondatrice et membre du réseau de recherche MIRIADE
– Invitation par l’Université de Nouvelle-Calédonie (juillet 2017 et juillet 2018) pour une


Directions de thèses

Florence Mury (depuis 2017) : « L’affirmation d’une autochtonie commune dans le Pacifique : vers une redéfinition de la géographie du régionalisme océanien », co-direction Ph Bachimon (UMR Espace dev, Avignon).
Marie Cherchelay (depuis 2017) : « L’environnement dans les projets de recomposition territoriale post-catastrophe naturelle : le cas de l’ouragan Irma à Saint-Barthélémy et à Saint-Martin (Antilles françaises), co-direction Frédéric Richard (MCF, Géolab, Limoges) et Sébastien Hardy DR, IRD, Bolivie).
Sarah Bernard (depuis 2016) : S’installer et vivre dans les îles périphériques de Polynésie Française : dynamiques migratoires et recompositions territoriales. Co-direction Louis Brigand (UBO).
Orianne Crouteix (depuis 2015) : « Protéger les petites îles et îlots du bassin occidental de la Méditerranée. Des enjeux de la conservation de la biodiversité à la construction sociale d’un environnement insulaire spécifique ». Thèse cifre en partenariat avec le Conservatoire du Littoral. Co-direction avec Frédéric Richard (MCF, Géolab Limoges), Frédéric Médail (IMBE Aix en Provence) et Fabrice Bernard (Conservatoire du littoral). Soutenance le 04/02/2019
Josselin Guyot (depuis 2013) : Capital environnemental et enjeux territoriaux dans les îles Galapagos (Equateur). Co-direction avec Sylvain Guyot (MCF, Géolab Limoges).
Gabrielle Saumon (depuis 2013) : Mobilités et écritures de la nature dans le Pacific Northwest. Co-direction avec Sylvain Guyot (MCF, Géolab Limoges), Frédéric Richard (MCF, Géolab, Limoges), Stéphane Héritier (MCF, Univ Saint-Etienne). Soutenance le 11/03/2019


Publications

ACL - Articles dans des revues à comité de lecture

2016

  • Bernardie-Tahir Nathalie et Taglioni François (2016) « Les territoires insulaires : des lieux d'exception ? », Cultures et sociétés, 40, p. p.44-49. (“ Île, état du lieu ”). https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-01389910.
    Résumé : « La spécificité insulaire n’existe pas, sauf pour ceux qui y croient » lançait Rémy Knafou (cité par Péron, 1996, p.39) en guise de provocation. Mais au fond, l’essentiel n’est pas de savoir si les territoires insulaires sont ou pas des lieux structurellement et fondamentalement différents. Quelle que soit la manière dont on les considère, comme des mondes en miniature ou comme des mondes à part, la force des sentiments d’îléité et d’insularisme qui anime la plupart des sociétés insulaires est telle qu’elle a, de fait, produit et construit progressivement des lieux d’exception qui se singularisent objectivement aujourd’hui dans leur fonctionnement social, économique et politique. Il n’est de lieux que d’hommes.
    Mots-clés : Antimonde, Iléité, Insularisme, Insularité.

  • Bernardie-Tahir Nathalie et Taglioni François (2016) « Les territoires insulaires : des lieux d'exception ? », Cultures et sociétés. https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-01915753.
2015
2014
2012
2011

ACSL - Articles dans des revues sans comité de lecture

2013

C-ACT - Communications avec publication dans des actes

2015
2014
2012

C-COM - Communications orales dans une conférence nationale ou internationale

2015

  • Bernardie-Tahir Nathalie, Caroline Blondy et Chevalier Emilie (2015) « Imaginer Tahiti: des imaginaires de l'Ailleurs aux imaginaires de l'Ici » (Communication orale), présenté à Festival international de géographie, Saint-Dié-des-Vosges, France. https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-01230694.
    Résumé : Peu d’îles ont un pouvoir onirique et évocateur aussi fort que Tahiti. La naissance du mythe tahitien est ancienne et remonte aux récits de voyage des circumnavigateurs. Celui de Bougainville, publié en 1771, dépeint cette île comme « la nouvelle Cythère », un paradis où les hommes semblent vivre dans le bonheur et dans l’amour, en parfaite harmonie avec la nature. Ces représentations sont renforcées par les récits de Wallis et Cook, publiés en 1773. Toutefois, la construction de ces images extrêmement stéréotypées voire fondées sur de véritables malentendus (Tcherkézoff, 2004 et 2005) est à replacer dans un contexte occidental colonial où les figures de l’Autre et de l’Ailleurs sont systématiquement exotisées (Affergan, 1987 ; Todorov, 1989 ; Fléchet, 2008, etc.), dans une ambivalence mêlant fascination et infériorisation de l’indigène insulaire. « Tout comme l’Orient était alors le fantasme d’une construction impérialiste de l’altérité (l’orientalisme dont parle Saïd), le Tahiti imaginé par Gauguin et ses contemporains n’est qu’une projection européenne qui mêle représentions coloniales et mythes occidentaux des origines : le produit d’un véritable tahitisme » (Staszak, 2003, p. 103). Pour autant, cet imaginaire de l’exotisme tahitien a la vie dure et continue d’être essentialisé et mobilisé aujourd’hui par la communication touristique qui utilise ce ressort pour vendre la destination polynésienne (Gay, 1990), - d’ailleurs nommée « Tahiti et ses îles » dans les Travel Planner annuels et par les acteurs institutionnels locaux du tourisme et non Polynésie française, toponyme aux consonances trop coloniales (Bachimon, 1996 ; Gay, 2008 ; Blondy, 2010)- et, au-delà, les destinations insulaires dont Tahiti est devenue l’emblème. Cette image de Tahiti et ses îles se heurte pourtant aujourd’hui à d’autres imaginaires, notamment portés par le mouvement du renouveau culturel Polynésien (Saura, 2008): à commencer par les imaginaires des Tahitiens eux-mêmes (Bachimon, 1990, 1995), construits sur des référents et un rapport au monde, aux autres, à la terre et à la mer parfois différents, souvent hybridés (Brami Celentano, 2002 ; Doumenge, 2010). Bien plus, l’imaginaire des Tahitiens n’est pas l’imaginaire des Polynésiens. L’échelle archipélagique est ici déterminante pour saisir la complexité de la production culturelle des îles. Au fond, et c’est une évidence, imaginer Tahiti dépend de la focale et du regard. Selon que l’on est Tahitien ou habitant des îles périphériques (Paumotu, Rurutu ou Marquisien par exemple), « voisin » du Pacifique (Tongien, Fidjien ou Samoan), Polynésien ou « demi », néo-arrivant ou popa’a, etc., les perceptions varient et les images produites sur Tahiti diffèrent de manière très sensible. A cet égard, l’analyse du rapport homme-nature est particulièrement éclairante à la fois sur la discordance des représentations établies, mais aussi paradoxalement sur la manière dont celles-ci s’articulent entre elles. La production des imaginaires occidentaux sur l’Ailleurs enchanteur (la figure du lagon et celle de la vahine cristallisant la mise en désir de la destination touristique) ou sur l’Ailleurs vulnérable (« les îles vont disparaître »), se heurte en effet à la revendication d’une harmonie ancestrale des populations autochtones avec la nature fondée sur l'adaptation et/ou la résilience, la préservation et l’appartenance. Au-delà de cette apparente dualité, ces imaginaires s’infusent mutuellement, voire inspirent les stratégies (géo)politiques et territoriales des acteurs locaux (institutionnels, associatifs, professionnels, religieux, etc.), mais aussi métropolitains et internationaux (Gay, 2014). Ainsi, l’ambition de cette proposition de conférence est double : -mettre en perspective la production occidentale de l’exotisme tahitien à l’aune de la complexité multiscalaire des imaginaires locaux, -mais aussi montrer comment ces imaginaires se « percutent », s’infusent, s’hybrident, révélant par là-même à la fois des jeux de pouvoir et de profondes inégalités sociales et culturelles. A partir d’une enquête de terrain fondée sur des entretiens qualitatifs, cette réflexion s’inscrit dans une approche post-coloniale et de géographie critique, plaçant au cœur de la réflexion le souci constant du décentrement du regard
    Mots-clés : hybridation, imaginaire, post-colonial, Tahiti.
2014
2013
2012
2011

OS - Ouvrages scientifiques

2018
2011

CH - Chapitres d'ouvrage

2016
2015
2012
2010